Le mal est un mot qui décrit un certain type d'événements
Source : Article sur Wikipédia - Tout le texte de cet article sans les images est sous licence GFDLLe mal est un mot qui décrit un certain type d'événements, de comportements ou d'états de fait jugés nuisibles, destructeurs ou immoraux, et sources de souffrances morales ou physiques. Selon Leibniz, il est possible de distinguer :
- le mal physique, souffrance qui affecte une créature intelligente et sensible ;
- le mal métaphysique, ou imperfection de la créature ;
- le mal moral, comme faute.
Difficultés de la définition du mal
Parmi les problèmes que suscite l'existence du mal, deux ont une importance particulière : savoir ce qu'il est et pourquoi il existe ; savoir s'il est possible de vouloir le mal.
Ce qu'est le mal, est en soi déjà un problème. C'est même le principal dans un cadre purement et véritablement athée, et donc dépourvu de toute morale transcendante.
En principe, tout le monde s'accorde à peu près. Toutes les religions, toutes les législations ont les mêmes interdits fondamentaux : tuer, voler, mutiler (hormis à titre rituel) ou faire souffrir, mentir (pour les plus exigeantes d'entre elles), etc. Le décalogue est un exemple d'interdits fondamentaux. Ces interdits, suivant les religions considérées, s'appliquent soit uniquement envers les membres de la même religion, soit à toute l'humanité.
En pratique, certaines situations amènent à s'interroger : ne faut-il pas parfois admettre et même faire un mal, dans une conception utilitariste, pour éviter un mal plus grand ? Un meurtre pour éviter une guerre ? Une guerre pour éviter un génocide ? Une torture pour éviter un attentat ?
À cela s'ajoute la difficulté de définir la moralité, certaines actions et certains comportements n'entraînant pas de souffrance, comme l'homosexualité et l'avarice sont pourtant jugés immorales, et donc rattachés au mal, par certains. Les réponses divergentes montrent qu'il n'est pas facile de bien définir le mal. Pour reprendre une phrase célèbre : il est parfois moins malaisé de faire son devoir que de le connaître.
Note complémentaire. Indépendamment de la croyance en l’existence de Dieu, on peut analyser la question de l’existence du mal par la nécessité du contraste.
Quel serait l’intérêt du bien si le mal n’existait pas ? L’homme serait tout simplement un être sans « conscience » s’il ne risquait pas de commettre le mal. Il n’en aurait pas besoin et ne serait pas libre de choisir. Il n’aurait aucun mérite à faire le bien ni aucun plaisir.
Quel serait l’intérêt de la vie si la mort n’existait pas ? L’homme n’éprouverait aucun plaisir à vivre s’il ne risquait pas de perdre la vie. Au même titre que la difficulté d’un exercice en assure le mérite (« à vaincre sans péril on triomphe sans gloire »), le risque d’une mort prématurée nous fait apprécier la vie. « C’est la mort qui donne du sens à la vie ».
L’existence de Dieu au sens de Michel Henry s’adapte bien à cette conception du bien et du mal. Elle a le mérite de respecter les différentes croyances. On peut même lire la bible en remplaçant le mot Dieu par Vie ou Amour sans en corrompre le sens general.
le mal a toujours une tres bonne raison autant qu un vrai mensonge a une bonne excuse....et c est pour ça quil faut le fuir....
