Problème moral du désir

Problème moral du désir

Le désir suppose la conscience d'un manque qui traduirait notre imperfection. Aussi les moralistes mettent-ils souvent l'accent sur le caractère douloureux du désir, et sur son aspect illimité quand il se reporte sans cesse sur de nouveaux objets. Le bonheur résiderait de ce fait dans l'absence de désir.

Cette conception négative du désir implique certaines questions :

  • Doit-on réduire nos désirs ?
  • Est-il possible de faire la distinction entre de vrais et de faux désirs ?
  • Cette réduction est-elle un devoir moral ?
  • La réduction des désirs conduit-elle au bonheur ?

Ces questions sont des poncifs de la réflexion morale depuis l'Antiquité. On peut schématiquement opposer deux types de réponse :

  • le désir doit être réduit ; le bonheur est alors conçu comme un état d'inertie atteint par la suppression de toutes les tensions. Le désir est ainsi une part maudite dont il faut s'émanciper ;
  • le désir ne peut et ne doit pas être réduit : il est essentiel à la vie. La morale doit donc reconnaître sa valeur.
 
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