Noyade









the end:
Apprenez avec le sourire
Il faut commencer par prévenir les secours. Ensuite, un bon nageur, de préférence entraîné au sauvetage, pourra tenter de sortir la victime de l'eau - attention toutefois, la victime en train de se noyer panique, elle peut s'agripper au sauveteur et l'entraîner dans sa noyade. Il existe des prises de dégagement qui permettent de faire lâcher prise à la victime pour ensuite pouvoir la saisir correctement (par derrière, en passant une main sous son aisselle) ces techniques sont enseignées en France dans le diplôme BNSSA (brevet national de sauvetage et de sécurité aquatique).
Une fois ramenée à terre, il convient d'agir comme pour une victime normale : bilan, mise en PLS si la personne est inconsciente et respire, bouche-à-bouche ou bouche-à-nez si elle ne respire pas, associé au massage cardiaque si elle est de plus en arrêt circulatoire.
Même si la personne est consciente, il est impératif que la victime soit suivie médicalement : si de l'eau est entrée dans ses poumons, cela peut provoquer plusieurs heures plus tard un œdème pulmonaire qui l'empêchera de respirer (le plasma, une partie du sang, passe dans les poumons, la victime se « noie de l'intérieur »).
Contrairement à une idée répandue, il ne faut surtout pas tenter de vider les poumons de la victime. En effet, cela ne sert à rien :
En revanche, tenter de vider l'eau va avoir des conséquences catastrophiques : la plupart de l'eau avalée se trouve dans l'estomac, donc en fait, on va vider le contenu de l'estomac. Cette eau, mélangée aux sécrétions gastriques (acides) va ensuite passer dans les poumons via la gorge, et détruire des alvéoles pulmonaires (syndrome de Mendelson). Cela va entraîner un œdème pulmonaire qui va terriblement compromettre la survie de la victime. La vidange de l'estomac se fera par une équipe médicale, une fois les voies aériennes protégées par intubation, afin de réduire la pression qu'exerce l'estomac sur les poumons et d'évacuer le froid ; mais ce n'est en aucun cas du ressort d'un sauveteur ou secouriste.
Lors de la pratique de la ventilation artificielle, le risque est très grand d'avoir une remontée du contenu de l'estomac (voir ci-dessus), on s'attachera donc à insuffler délicatement : une expiration continue de deux secondes qui s'arrête lorsque le ventre ou le bas de la poitrine se soulève. Si par malheur on constatait un reflux gastrique, il faut tourner la victime sur le côté pour vider le liquide, puis reprendre la ventilation, de préférence au bouche-à-nez pour éviter de mettre sa bouche sur le « vomi ».